PHP2Shell : exploitation confirmée, et l'interface d'administration des pare-feux Palo Alto touchée
- PHP 5.4 et toutes versions ultérieures ; correctifs en PHP 8.5.12, 8.4.27, 8.3.36 et 8.2.35. Côté Palo Alto Networks : interface de gestion (web UI et API XML) de PAN-OS sur PA-Series, VM-Series et Panorama, sans configuration particulière, risque maximal si l'interface est exposée à Internet.
- Oui, PHP 8.5.12, 8.4.27, 8.3.36, 8.2.35. PAN-OS : montées vers 12.1.10-h3, 11.2.16-h1, 11.1.16-h4, 10.2.18-h13 ou versions supérieures selon la branche.
- PHP est le langage qui fait tourner environ 70 % des sites web. Deux erreurs de gestion mémoire, liées à la façon dont PHP interrompt un traitement quand il manque de mémoire, permettent à un attaquant d'envoyer une série de requêtes HTTP pour lire des zones mémoire libérées puis y placer du code. Le résultat est une exécution de code à distance sans authentification. Les correctifs sont sortis le 21 octobre, après une fuite de détails techniques et une campagne de scans.
- Prise de contrôle complète du serveur web avec les droits du processus PHP, dépôt de webshell persistant, vol de secrets applicatifs, rebond vers l'intérieur du réseau. Sur les pare-feux Palo Alto, l'attaquant atteint le plan de gestion : configurations, comptes, règles. Dans la campagne documentée par Dream, les attaquants ont enchaîné avec une élévation de privilèges noyau Linux (CVE-2026-46300, dite Fragnesia), déployé un tunnel SSH inverse, atteint un serveur de management de pare-feux, récupéré les identifiants de tous les équipements gérés, déchiffré un compte de service LDAP, puis tenté de créer des comptes backdoor Active Directory.
- Ce qu'il faut faire
- Patcher PHP en priorité sur tout ce qui expose du code interprété (hébergement mutualisé, WordPress, Joomla, Drupal, Magento), puis redémarrer les processus et reconstruire les images de conteneurs. Restreindre l'accès à l'interface de gestion des pare-feux à un jump host, activer la protection Threat Prevention et les signatures Palo Alto (Threat ID 543004 et suivants), rechercher les webshells et les tunnels SSH sortants, faire tourner les secrets présents sur les serveurs touchés. Palliatif PHP : positionner session.upload_progress.enabled=0. Pour CVE-2026-115560, aucune correction n'existe à ce jour.
- La fiabilité de l'exploit hors du profil de test « un seul worker » n'est pas établie. L'attribution à un acteur étatique chinois est une évaluation de Dream, pas une attribution formelle. L'affirmation d'une attaque « assistée par IA » provient de The Hacker News et de Dream, sans détail technique publiable. L'ampleur réelle des compromissions reste inconnue, les chiffres disponibles venant de honeypots et de scans.
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